Les Récits

La dernière du Palais

La chevrette du Palais

Pour ce dernier séjour, je suis accompagné d’Aurélien.

Je suis déjà sur mon affût lorsqu’il arrive au Palais. I4après midi est bien avancée et je lui confirme qu’il devrait aller sur le saddle fixe qui se trouve proche de la cabane.

Ma sortie du soir dans le talweg ne donnera rien, je démonte donc mon saddle pour l’utiliser ailleurs le lendemain.

De retour à la cabane je vois Aurélien qui trépigne. Lui a eu l’opportunité de faire le prélèvement d’un magnifique brocard en velours. Nous repartons sur le spot pour apposer la bague et éviscérer la bête.

Nous poursuivrons le dépeçage chez le propriétaire. Après tout cela un petit diné frugale en pensant à la stratégie du lendemain et enfin une bonne nuit de repos bien méritée.

J’ai décidé de prendre le poste que j’ai équipé d’un TS le séjour précédent.

Il est posé en pointe d’un petit bois le long d’un grillage ou les animaux quittant la prairie à l’aube ont pris l’habitude d’y passer pour se réfugier dans les sapinettes plus bas.

Je pars à la nuit en vélo pour arriver par le parking 2 afin de ne pas à avoir à traverser les champs car je sais qu’ils seront là.

J’accède lentement au poste. Je pose le step qui me permets de grimper sur le TS. Partis à l’arrache j’ai oublié la sangle pour poser l’arc ainsi que la cordelette pour le monter. Ça commence mal. Je parviens tout de même à m’installer au mieux. Quelques minutes plus tard, je distingue un chevreuil qui remonte sur ma position par la prairie du bas en prenant mes traces mais le vent tournant le fera hésiter à continuer dans cette direction.

Le jour commence à poindre lorsque je repère quatre animaux de l’autre côté du bois ou je les attends. Je sais qu’ils vont descendre, reste à savoir si ce sera de mon côté. Ils viandent encore tranquillement et deux animaux sont déjà plus prêts. Une chevrette et un chevrillard sont dans les fougères et prennent les coulées qui passeront tout proche. Je saisis le Lift et me place correctement sur la plateforme. Le tronc juste devant moi m’obligera à le basculer d’un côté ou de l’autre en fonction de la coulée empruntée.

Se sera sur ma droite, la chevrette a accélérée et se trouve sur le bord des fougères prête à descendre sur le chemin. J’ai profité de son passage derrière un noisetier pour armer et laisser le pin’s suivre sa zone vitale. Le pouce a lâché la corde et l’impact résonne. La chevrette repart sur ses pas dans les fougères et le sous-bois me la faisant perdre de vue. Le chevrillard traverse seul la prairie sur ma gauche se qui semble être bon. Je descends de mon arbre et me dirige à l’anschuss à 16 mètres. Cette fois le tube est maculé de sang et la piste est visible. Ouf, la dernière décoche au même poste n’avais pas eu le même résultat. Rassuré je la poursuis et trouve la chevrette allongée.

J’appelle Aurélien pour qu’il vienne avec le vhl jusqu’au point de récup le temps de démonter mon poste car c’était le dernier séjour de la saison. Un nouveau passage chez le propriétaire et stockage de la carcasse dans le camion frigo jusqu’au départ.

Nous passerons la fin de journée au démontage des différents aménagements du territoire en vue de son entretien et du stockage avant le mois de juin.

Je n’aurai pas d’autre opportunité le lendemain laissant quelques bagues au responsable de la chasse.

Ce fût une excellente saison 2025 / 2026.

Bonne flèche…

La dernière du palais 17 02 26

Un nouveau doublé à ST Sornin

Doublé à St Sornin.

Le planning chasse de cette année est assez chargé. Arrivé la veille de mon séjour biche dans les Hautes Pyrénées, je suis déjà sur une nouvelle battue sur le territoire de St Sornin.

Nous sommes cinq archers ce matin pour une quarantaine de fusils.

Comme toujours, le café brioche suivi des consignes et surtout l’énumération des lignes pour cette première traque dans le bois de la Barre.

Le plan de chasse du jour se compose de deux chevreuils et trois sangliers.

Nous savons déjà tous ou nous placer.

Je reprendrais le poste à la pointe du petit étang mais je décalerai de quelques arbres sur l’autre berge. J’ai constaté un pourcentage plus important d’animaux de ce côté.

Le choix est difficile car les bons arbres ne sont pas forcément ou je le souhaiterai. Je parviens néanmoins à trouver mon bonheur, avec un ensemble de trois troncs. Je termine mon installation lorsque le début de traque est annoncé.

Dos à mon tronc, je coupe les deux ou trois branches qui obstruent mes possibilités de tirs sur celui d’à côté lorsque un mouvement attire mon attention coté étang. Je me retourne et constate avec stupeur qu’une compagnie d’une dizaine d’animaux est arrêtée à 25 mètres à la pointe de l’eau pour écouter les cris des chiens qui sortent juste de leur camion. Avec une extrême lenteur, je saisis mon Lift et reste immobile car trois animaux me font face.

J’ai l’impression que le temps c’est arrêté. La laie meneuse décide enfin à reprendre la fuite ce qui fait faire un quart de tour à la bête sur laquelle j’ai porté mon attention. L’armement est rapide et le pin’s est déjà sur la cage thoracique et je laisse voler le tube vers ce point. La compagnie repart groupée mais je sais que ma flèche est bonne.

J’annonce le tir avec ma trompe ainsi qu’à la radio pour assurer le coup et descend tranquillement à l’anschuss voir les indices. Le tube est amarante. Je remonte me percher. Les piqueux sont sur place et laisse les chiens remonter la piste. Plusieurs minutes s’écoulent avec la voix de la meute qui s’éloigne. La radio crépite et j’entends les piqueux crier que les chiens sont sur l’animal fléché. Vraiment très surpris de cette annonce, je redescends de mon perchoir et débute la piste aux sangs qui est facile à suivre et qui me permettra de retrouver mon sanglier à une soixantaine de mètres plus loin. Je confirme que mon animal est bien mort. La traque se terminera avec un autre sanglier et un chevreuil au tableau.

Comme toujours l’entre deux traques s’effectue après une petite pause casse-croute.

Les consignes sont de nouveau dictées. Reste un sanglier et un troisième chevreuil est rajouté, ce qui laisse deux possibilités sur le capréolus.

Nous traversons la route et je laisserai Aurélien à mon poste du grillage pour poursuivre un peu plus bas dans la parcelle.

Les chiens lancent des animaux dans le sale qui sortiront au poste a Aurélien qui prélèvera un magnifique brocard.

La traque se poursuit puisque une troisième bague est possible.

La meute passe plusieurs fois dans la friche devant moi. Le long de mon tronc, je distingue une chevrette qui arrive à la course sur la coulée qui passe sous mon poste. Je ferais plusieurs tentatives de Miiink pour l’arrêter mais en vain. Elle s’immobilisera à 22 mètres dans un ¾ arrière assez serré. Le Lift était armé avec un swing pour essayer de laisser le pin’s sur la zone vitale. Ayant télémétré mon cercle d’efficacité, je connais parfaitement la distance à laquelle elle s’est immobilisée. Le tube est parti et entre bien devant le postérieur droit. A l’impact la chevrette fait un quart de tour laissant apparaitre une tache sombre au niveau du cou en rentrant sous la végétation ou je la pers de vue.

J’annonce rapidement le tir car cette fois le plan de chasse est terminé. Je descends de ma plateforme et commence la recherche. Pas de tube à l’anschuss, je suis les indices et aperçois la chevrette couchée dans une cépée, la tête vacillante.

Aurélien me rejoint ainsi qu’un responsable du territoire.

L’option de l’approcher afin de la daguer est assez risqué, je décide donc de décocher une seconde flèche qui l’atteindra correctement.

La fin de chasse est sonnée. Je remonte dans mon arbre pour démonter pendant qu’Aurélien s’occupe de chercher mon tube et baguer la chevrette.

Nous reviendrons par la piste et la déposeront à côté du brocard pour une séance photo avant de regagner le local.

Lors de cette sortie les archers auront bien participé au tableau avec deux chevreuils et un sanglier pour un chevreuil et un sanglier pour les fusils.

Encore un doublé pour moi sur ce territoire qui me procure vraiment beaucoup d’émotions.

La venaison de la première traque était déjà effectuée par des habitués du couteau. Je ferais rapidement mon animal avant de passer à l’habituel barbecue. Une petite équipe de sonneur nous fera le plaisir de sonner les honneurs.

Après contrôle sur mon « cahier » il s’agira de mon 100-ème chevreuils.

Bonne flèche…

Un double à st Sornin

Une chevrette dans la neige

Une chevrette à Mantet.

Mon séjour dans les Hautes-Pyrénées approche à grand pas.

Cette année, j’ai un peu plus de temps ce qui me permets de faire un gros détour et passer quelques jours à Mantet chez mon pote Jean.

Le trajet est un peu long mais le retour dans les Pyrénées Orientales est toujours un vrai bonheur. Une nuit de repos sur Perpignan avant d’affronter l’altitude le lendemain et surtout y déposer un arc dont j’avais le changement de corde à effectuer pour un autre ami.

Un coup de fil à Jean pour connaitre les modalités avant de monter car, il semblerait que les conditions de route soient compliquées avec les chutes de neiges récentes. Il m’annonce qu’il n’est pas en haut et qu’il n’arrivera que demain après-midi. Çà c’est du Jean.

Je ferais donc une grasse matinée et partirais également dans l’après-midi.

Au final, aucun problème sur la chaussée si ce n’est le fait de devoir rester sur le parking du village.

Deux voyages pour déposer le chargement du camion. Installation dans ma chambre et surtout l’allumage de la cheminée car le chalet est resté vide plusieurs jours. Le lendemain nous partirons tous les deux sur un secteur où nous aurons l’occasion d’observer plusieurs isards mais sans possibilité d’approche. La progression dans cette neige épaisse est très compliquée et surtout très bruyante.

Le lendemain, Jean m’abandonne et je partirais seul toutes les bagues en poche sur un secteur que je connais plutôt bien. J’y ai rencontré plusieurs fois isards et chevreuils et les indices de cervidés sont de plus en plus présentes.

A la sortie du village la piste est déjà bien épaisse et nécessiterai presque des raquettes. Je poursuis sur le GR jusqu’à la première barrière pour bifurquer dans la pente boisée.

La progression est encore plus lente qu’à la normale.

Je grimpe pour atteindre les coulées à mi-hauteur afin de redescendre sur les deux ou trois plats qui se trouve un peu plus loin.

Cinq mètres, un arrêt pour écouter. Déjà deux bonnes heures que je suis parti. Devant moi, une nouvelle ligne de faite. J’allais reprendre mon avancé lorsqu’un mouvement me fige.

C’est une chevrette qui vient d’apparaitre. Je me décale légèrement sur ma droite pour laisser derrière moi une branche de sapin tombée. Je profite de la distance qui nous sépare encore pour écraser une petite surface de neige avec mon pied gauche dans le but d’anticiper une rotation discrète sur ma gauche si la chevrette décide de prendre la coulée du haut. Encore trente mètres et je n’ai plus qu’à attendre que celle-ci se rapproche. La flèche est encochée et je suis bien sur mes appuis. Tout en broutant quelques tiges, elle prend la descente. Plusieurs minutes s’écoulent avant qu’elle ne se retrouve à 15 mètres derrière deux troncs de sapin, ce qui me permets d’armer le Lift.

Elle avance avec beaucoup de légèreté que moi dans la neige. Je la swing doucement et lâche le tube alors qu’elle se présente de profile à 10 mètres. A l’impact elle fait un gros salto arrière et dévale la pente en laissant une large trace amarante sur se voile blanc immaculé. Je la perds de vu mais je sais qu’elle n’est pas allée loin. Je dépose mon arc et suis la trainée et, en effet, elle s’est immobilisée devant un rocher juste derrière le mouvement de terrain à 21 mètres de l’anschuss. J’y remonte pour faire une tentative de récupération de mon tube mais force est de constater qu’il me faudra revenir au printemps.

L’action de chasse la plus intéressante est terminée.

Si dans un premier temps je fûts un peu déçu de ne voir apparaitre qu’un chevreuil et non un cervidé, me voilà maintenant conscient que redescendre au village un animal de cent kilos aurait été une tout autre histoire.

J’appelle Jean pour lui annoncer la nouvelle et surtout savoir si dans sa séance de training il prévoyait de passer par là.

Je prends la pose prêt de l’animal pour immortaliser cette magnifique sortie et commence l’éviscération.

Je charge la chevrette sur mon dos au-dessus de mon sac saisi mon arc et commence mon périple.

Traverser les pierriers et les abattis recouvert de neige sont vraiment galère, mais heureusement Jean me pistait et me rejoint. Nous chargeons la chevrette dans son sac à dos et nous repartons.

Je me sens un peu plus Legé.

La descente reste délicate mais nous parvenons tout de même sans encombre au village. Une petite mousse bien méritée et la venaison est placée au frigo.

Le lendemain matin sera consacré au nettoyage du gite pour un départ avant midi. Le prochain rendez-vous dans les heures qui suivent est encore dans un magnifique massif qui se trouve dans les hautes Pyrénées pour cette fois uniquement la biche.

Bonne flèche..

Chevrette de mantet 14 02 26

Un doublé de sanglier

Un doublé pour une première.

L’association vient de récupérer un territoire proche de La Tranche, ce qui nous permet d’intégrer le groupement de chasse de la côte.

Pour cette première invitation, il y a également la domaniale qui officie sur sa forêt.

Le rendez-vous est pris et nous nous retrouvons au local qui se trouve en bord de marais.

Il devrait y avoir deux traques. Un petit café avant les consignes. Tir du sanglier uniquement.

Nous faisons le déplacement sur un autre point de regroupement ou nous retrouvons tous les autres protagonistes.

La première traque se déroulera dans la forêt proche de l’agglomération.

Les 5 archers présent doivent fermer le bord de la route. Le spot n’est pas terrible avec une visibilité dans les buis vraiment réduite.

La meute qui a été lâchée proche du marais donne de la voix sans se rapprocher de nos positions.

La radio crépite, on nous demande de bouger rapidement pour se diriger vers la côte. C’est un peu confus. Nous nous retrouvons aux véhicules et quittons la zone.

Un responsable nous jette sur la parcelle en nous disant d’activer car les animaux sont là.

Trois archers partent avec lui et nous devons trouver un poste sur l’autre secteur sans plus d’information.

Je pars donc avec Aurélien sur une piste en gravier. Après une longue hésitation nous décidons de rester ici. Ce n’est vraiment pas terrible. Je décide de m’enfoncer dans le jardin dont le portail est ouvert. Un bricoleur doit y travailler car les outils sont encore dehors. Je traverse le chantier pour m’enfoncer dans la végétation un peu plus haute et tombe en fond de tiroir sur un large fossé. J’observe plus précisément et ne vois aucun arbre susceptible de m’accueillir. Je suis dépité. Je me retrouve à une encablure de la ferme.

Deux mètres carrés sont un peu plus propres au bord de l’eau. Je dépose mon sac et mon saddle et constate que devant moi passe une belle coulée qui ma fois à l’air d’être empruntée.

Je découpe une ou deux tiges de ronce et prends ma place sans plus d’enthousiasme.

Les piqueux arrivent et laissent les chiens travailler dans le roncier qui se trouve devant moi.

Les trompes raisonnent et tous se petit monde s’éloigne. Un petit message à Aurélien pour savoir ce qu’il en est. Il est resté sur la piste face au marais car pas de poste non plus pour lui.

Quelques minutes s’écoulent et un chien commence à japper dans mon roncier. Il est au ferme.

Au loin les piqueux l’on entendu et reviennent.

Le chien donne toujours de la voix à une cinquantaine de mètre lorsque je vois les tiges bouger devant moi et un animal qui se dérobe. Je n’ai que deux mètres de fenêtre de tir sur la coulée, coupée dans son milieu par un grosse branche en travers. Le sanglier descend dans le petit fossé à sec et remonte pour y arriver. Je ne sais plus si j’ai lancé un Miinnnk pour le faire arrêter ou pas, mais il a franchi le tronc et c’est immobilisé. Le Lift déjà armé, je n’ai que la pression du pouce à exercer. Un plock caractéristique. Le sanglier repart, prend le petit passage sous les barbelés et par dans la prairie. Sa course prendra fin quelques mètres plus loin le long d’un autre barbelé.

Je sonne l’animal mort et le signale également à la radio.

Les piqueux sont sur place avec plusieurs chiens. Le roncier bouge de nouveau et un second sanglier prend la même coulée. Je suis armé et je sais déjà ce qu’il va faire. En revanche il ne me fera pas l’honneur de s’arrêter mais le tube à quand même quitté le RF. Je n’ai pas l’habitude de pratiquer le tir en mouvement mais la distance qui nous sépare limite considérablement le risque d’erreur.

Surpris, je vois l’animal partir avec mon tube mais cinq mètres plus loin elle sera brisée le long d’un tronc.

Il prend la sortie comme le précédent et par dans le marais.

Je sonne l’animal blessé tout en le regardant courir dans le champ. Sa fuite ne durera pas très longtemps et il s’effondrera à vue dans une gerbe d’eau.

Derrière moi un piqueux qui a observé la scène s’étonne à la radio de voir cet animal s’écrouler.

Je lui explique la situation. Il passe devant moi et va au résultat.

Entre temps j’entends encore un animal mais celui-ci ne prendra pas la même coulée certainement dû au fait que le gars soit passé sur la trace. Il traversera le court d’eau juste derrière moi.

Le piqueux parti inspecter les deux sangliers revient sur le premier alors que je suis aux deux anschuss pour récupérer le tube et plus loin le reste du second.

Je suis sur le passage lorsque les chiens poussent un dernier sanglier qui sort de derrière une petite ruine et me vient droit dessus. Je fais de grands gestes quand il arrive à cinq mètres pour éviter qu’il ne fasse un strique. Il fait un écart, percute un rouleau de grillage, fait un looping et un gros plat dans le fossé avant de s’extirper de l’eau. Le tir aurait été facile si seulement j’avais eu une flèche encochée. Bon déjà un doublé il ne faut pas être trop gourmand.

La fin de chasse est sonnée et nous nous retrouvons tous au local.

De notre côté, seul ses deux animaux ont été prélevés et un seul côté domanial.

Petit casse-croute et séance venaison chez le responsable de chasse.

Le premier animal est une laie de 39 kilos

Tir 5 mètres, fuite 29 mètres

Lame Exodus.

Le second sanglier est un mâle de 90 kilos

Tir 5 mètres, fuite 61 mètres

Lame Exodus

Les deux atteintes sont au coeur

Une bien belle première.

 Beau doublé

Le chevrillard de Fontainebleau

Le chevrillard de Fontainebleau.

Depuis mon arrivé chez Christophe j’arpente la forêt lorsque nous ne sommes sur des battues. J’ai l’occasion de voir plusieurs animaux de tout genre.

En rentrant d’une chasse dans le camion, nous voyons un chevrillard sur la piste. Christophe me dit que je peux essayer une approche.

Le camion s’arrête, je récupère le matos et le laisse repartir.

Je tente un déplacement discret en lisière mais il s’avèrera inefficace.

Ce ne sera que partie remise.

Deux jours plus tard en rentrant avant la nuit, je profite de cette clarté pour faire une bilbaude. Je verrais plusieurs animaux sans possibilité d’approche. Sur le chemin du retour, je distingue un mouvement sur la piste. Je monte les jumelles et repère mon chevrillard. Le vent m’est favorable et les pluies de la veille me permettent de progresser discrètement.

J’avance toujours sur la piste alors qu’il prospecte les jeunes pousses de ronce.

J’arrive à interposer un gros tas de gravier entre nous ce qui me facilite l’approche. Arrivé derrière celui-ci je me lève un peu et vois toujours le brocard viander à une quinzaine de mètre. Je me rabaisse, arme le Lift, remonte doucement en prenant ma visée.

Je décoche, le chevrillard fait un bon et part sur le chemin perpendiculaire. Il commence déjà à tituber avant de tomber en plein milieu de cette piste.

Je regarde à l’anschuss mais ne vois pas mon tube. Je file à la tombée pour voir le chevrillard.

Il n’a parcouru que 51 mètres, la Striker G5 a provoqué un double pneumothorax.

Je repars à la maison annoncer le tir à Christophe et récupérer une bague.

C’est un petit chevrillard de 16 kilos que je voyais quand même un peu plus gros.

Ce sera le dernier prélèvement de ce séjour dans le grand nord.

Encore une belle semaine chez mon pote.

Merci à lui.

Chevrillard de fontainebleau

Une belle chevrette

Chevrette de La Haute Maison

Toujours dans le grand nord nous sommes conviés sur un territoire ou j’ai déjà eu l’occasion de flécher l’an passé.

Le rendez-vous est toujours sur la place de l’église. Petit casse-croute et consignes.

Chevreuils, sangliers, renards et lièvres sont au plan de chasse.

J’embarque avec le président pour aller sur mon poste. Arrivé au bout du chemin, nous débarquons.

Les autres chasseurs faisant la ligne ne sont pas encore arrivés. Normalement je devais rentrer dans la chasse un fois les fusils en place mais cette année il me laisse partir avant en restant discret pour avoir le temps de m’installer. Je prends le chemin et m’enfonce dans le bois. Suite à l’expérience de la dernière fois, je décide de décaler mon spot d’une quinzaine de mètres pour me rapprocher du petit roncier et de l’entonnoir qu’il forme de façon naturelle.

Je suis un peu plus éloigné de la lisère mais les animaux avaient eu tendance à passer de se côté. Une fois perché j’ai vraiment une zone très dégagée. Les chiens sont lâchés sur la pointe du bois et commencent déjà à donner de la voix. Un renard prendra le contre sans que je ne puisse intervenir. Un peu plus tard, le long du roncier je distingue un animal arriver à la course. Il s’arrête un première fois pour écouter les chiens et repart.

Arrivé sous mon arbre, je lance le Minnnk ce qui fait s’immobiliser de nouveau la chevrette.

Elle n’est qu’à dix mètres et le Lift est déjà à l’encrage, le pin’s sur le thorax de l’animal. Le pouce exerce une légère pression et lâche la corde. L’impact est bruyant et fait faire un volte-face de la chevrette pour repartir sur ses pas. Je la perds de vue lorsqu’elle rentre dans le roncier. Christophe arrive avec ses collègues et découvre l’animal dans les ronces. Ils poursuivent leur traque vers la lisière pour finir d’explorer se petit bois. Une détonation résonne, c’est un capucin qui a pris la plombé. Le piqueux dépose l’animal sur un tronc devant mon poste avant de poursuivre sa traque. Christophe et son fils sont en pleine observation de ramiers dans la canopée lors qu’un mouvement attire mon attention. C’est un lièvre qui passe sous mon arbre et s’arrête. Je saisis mon arc et attends qu’il passe sur mon bon côté. J’arme doucement, prends la visée et au moment de lâcher le tube, une déflagration perturbe le calme ambiant. Un pigeon à essuyé une salve provoquant par la même la fuite de mon lièvre.

Finalement, quelques chevreuils sortiront de la chasse sans être inquiété. Seul ce lièvre complètera le tableau du jour.

Dans l’obligation de repartir rapidement nous ne participeront pas au casse-croute de fin de chasse.

L’an passé, les honneurs avaient été rendus avec les cors de chasse.

Chevrette 1

 

Le sanglier de Fresne

Sanglier de l’Oise

Départ pour la Marne avec Christophe.

Tous les jours c’est un autre déplacement aux quatre coins du département et bien plus.

Ce matin, c’est une battue mixte dans la banlieue de Fresne. Encore un réveil aux aurores.

Inscription et petit déjeuné avant une longue journée de traque de la bête noires.

Je pars avec un local pour me poster. Je suis dans la traque à environ une centaine de mètres de son mirador. J’ai une zone à respecter car ici le tir est dans la traque, donc vigilance.

Je trouve une coulée qui longe le fossé et un arbre à une dizaine de mètres du marquage effectué pour moi, qui me permets de ne pas en être trop prêt et d’avoir une ouverture sur l’autre côté. Je prends le temps de couper quelques branches et repousses pour me donner une longueur d’action plus importante.

Les chiens sont lancés sur le secteur de la voix ferret. Le temps passe à l’écoute mais toujours trop loin, lorsque sur la coulée je vois arriver au petit trot un sus scrofa. Je profite de son passage derrière un masque pour armer le Lift.

Je tente de le stopper mais mon appel ne modifie pas son rythme. Je suis à l’encrage et le pin’s et sur sa zone vitale. Je devance un peu celle-ci et lâche le tube.

J’entends bien le ploc mais un peu mou. L’animal bifurque et disparaît dans le sale vers la ligne. Je sonne l’animal blessé mais pas de détonation.

Je descends voir le tube et les premiers indices.

Je préviens Christophe qui fait le nécessaire auprès du responsable de chasse. Plusieurs chevreuils sont levés dont un beau brocard qui s’arrêtera sous mon arbre mais pas de plan sur cette battue.

Un second sanglier arrive du même côté mais cette fois sur l’autre rive du cours d’eau. Je parviens à le stopper mais en limite de distance. La flèche est déjà partie mais je vois l’animal repartir avant l’impact. Je sais que je suis arrière. Je préviens de nouveau Christophe. Quelques minutes plus tard les piqueux sont sur place. Je les informe des deux animaux mais ils ne semblent pas concernés par mes malheurs. Un chien qui était passé sur ma berge cherche à reprendre sa meute et se jette à l’eau mais la hauteur de la berge le boque et il commence à être en panique. Je descends rapidement et en équilibre sur un arbre écroulé je parviens de l’autre côté pour attraper la bête et la sortir du courant. J’en profites pour récupérer mon tube et vérifier les premiers mètres de la fuite. La piste aux sangs est très visible.

Je retourne me percher.

La chasse et sur l’autre versant et plus aucun bruit ne me parviens. Les minutes s’égrènent.

Enfin les piqueux ont fait le tour du territoire et reviennent avec la meute sur la pente de la carrière. Un dernier chevreuil est poussé par trois chiens. Le capréolus a dû franchir le fossé car les chiens m’arrivent sans avoir vu l’animal de chasse. J’entends discuter les piqueux qui ont rejoint la piste. Les chiens tournent autour de mon arbre et commencent à rentrer dans le sale. Ils se mettent au ferme. Le piqueux arrive avec le reste de la meute en même temps que moi et là, mon sanglier se relève pour être repris quelques mètres plus loin. Il sera servi rapidement. En fait il était remisé à quelques pas de mon poste.

L’exodus l’a atteint à la pointe du foie et les intestins.

C’est une laie de 50 kilos.

Distance de tir 12 mètres

Distance de fuite 42 mètres.

Le second sanglier a été tiré et prélevé sur une autre ligne.

Sanglier de fresne

 

Un raton laveur

Le raton laveur de Fontainebleau

Comme tous les ans, je pars dans le grand nord pour un petit séjour de chasse avec mon pote qui a une activité cynégétique assez chargée sur plusieurs territoires.

Maison forestière au milieu de rien, nous commençons par une petite sortie pour vérifier la présence de ragondins dans les quelques marres éparpillés sur le domaine.

Nous prenons le touk-touk pour les pistes boueuses et arrivons à l’extrémité de la propriété afin de contrôler l’avancée des travaux des bucherons. Un énorme broyeur et sur le bord de la route devant un énorme tas de troncs et branches. La lourde mâchoire pince de grosses brassées et rempli de copeaux la semi qui est garrée devant lui.

A proximité de la machine, je distingue un animal sortir du tas de bois et y rentrer à nouveau. Je pense tout de suite à un ragondin mais mon pote m’annonce qu’il s’agit d’un raton-laveur.

Et un gros de surcroit.

Plusieurs minutes s’écoulent et la machine stoppe son travail. Le camion est plein. Nous allons discuter avec le pilote pour savoir se qu’il compte faire. Un second camion est sur la route ce qui nous laisse l’occasion de visiter la marre un peu plus loin.

Cela ne donnera rien. Le camion est en place et l’activité reprend.

Nous attendrons le broyage de la totalité du tas pour voir ressortir l’animal.

Je suis placé en retrait. Sa fuite rapide ne me permet pas de le tirer à la course avant qu’il ne grimpe dans un gros chêne à la même allure.

Sur la première fourche qui se trouve déjà à 7 mètres, j’arrive à lui décocher une blunt. Il accuse le coup et poursuit sa montée. Il se hissera jusqu’au sommet sur des toutes petites branches. Le tir vertical est vraiment difficile.

Je décocherai encore quelques blunts et une lame. Les tirs ne sont pas vraiment fichants mais la forêt est privée et bien sûr personne ne s’y promène donc, le seul souci est de ne pas retrouver les tubes qui partent à une bonne centaine de mètres.

Un bon repère de l’axe des tirs me permet de retrouver les flèches assez rapidement. L’empênage orange ressortant bien dans cette végétation.

La lame a fait son office, une couche amarante apparait sur les feuilles à sa verticale.

Ses derniers soubresauts l’ont laissé bloquer dans une petite fourche et les nouveaux tirs de blunts ne l’aideront pas à redescendre.

Je passerai les trois jours suivant pour voir s’il a enfin retrouvé le plancher des vaches mais sans succès.

Dommage, j’aurai bien voulu avoir un souvenir avec ce prélèvement qui n’est pas commun, sachant que ce raton était vraiment très massif.

A ce jour après plus de deux mois il reste toujours perché avec un tube malgré les journées tempétueuses successives.

raton laveur

Le brocard de Saint Sornin

Mercredi à 08 octobre. C’est une battue mixte sur le territoire de St Sornin.

Nous sommes 4 archers présents.

Comme d’habitude la matinée débute avec les inscriptions et le café brioche.

Les consignes et les lignes sont déterminées. Le plan de chasse du jour est de 3 sus scrofas et un beau brocard.  Le beau a une importance.

C’est le départ pour la première traque. Ici tout ce fait à pied. Les deux traques sont autour de la ferme. Mais ce jour, elles sont inversées.

Je pars avec Aurélien pour qui s’est une première et le laisse au poste que j’exploite généralement. J’y ai vu souvent des animaux et même fait un prélèvement de capréolus. Je poursuis sur une certaine de mètres pour m’intercaler entre deux fusils sur la ligne dans la traque.

La forêt est toujours aussi jolie. Je choisis un arbre qui m’autorise des tirs à 360° et qui se trouve masqué devant par une végétation persistante.

La chasse est lancée et la meute donne de la voix à plusieurs reprises à une cinquantaine de mètres dans le carré de sale mais sans jamais en sortir. Tout passera devant Aurélien mais un peu trop loin.

Mes deux autres camarades auront également le plaisir de voir sans pour autant décocher.

Fin de cette première traque avec deux sangliers prélevés par les fusils avec faut-il le signaler le même nombre de détonation.

12h00. C’est la pause casse-croûte. Et elle fait du bien.

Seconde traque.

Je retourne sur mon poste habituel, un résineux qui surplombe un fossé asséché à quelques mètres du chemin le long de l’étang.

En franchissant la clôture j’aperçois un beau troupeau de vaches noire dans le champ.

Je décide de me décaler d’une quinzaine de mètres dans le bois, car les coulées sont moins franches.

Lors de l’installation de la ligne de fusils, les bovins viendront se calmer dans l’angle de l’étang et passeront un bon quart d’heure à meugler.

Je vois les piqueux et les chiens passer un peu plus profondément dans les sapins.

Quelques minutes plus tard, furtivement je distingue un brocard arriver. Sa coiffe n’est pas impressionnante. Flûte.

J’hésite…

Il est sur une coulée qui doit passer à la pointe du lac mais les vaches l’ont fait se raviser.

Il bifurque sur sa droite. Il est à 20 mètres.

J’ai maintenant une vue sur ses dagues un peu plus précises. Ses bois ne sont pas réguliers.

J’arme doucement et le swing.

Il s’arrête une seconde fois, invisible puis une troisième toujours masquer.

Son prochain stop lui sera fatal. Il est plein travers à 15 mètres.

Détendu lors de la séquence de tir car pas sûr de vouloir réellement décocher, le pin’s est simbleauté sur le triangle de vie.

C’est une tête bizarde… C’est donc un bel animal.

Le pouce se pose sur la détente et exerce sa pression. L’encoche lumineuse le traverse.

Il fait volte-face, fait deux bons pour se réfugier dans les fougères mais s’effondre quelques mètres plus loin.

J’annonce la mort.

Je descends de mon arbre. Le sang est présent dès l’anschuss, mais cette fois ci, ce ne sera pas la peine de le suivre.

Quelques minutes plus tard, le responsable de la chasse viendra m’apporter la bague.

Soulagé, car lui aussi trouve que c’est un beau prélèvement.

Les bois sont effectivement de taille différente avec des petites meules. C’est un animal qui ravale. Un choc avec un véhicule ou une bagarre de territoire sont certainement à l’origine de cette déformation car sont orbite gauche est aussi très déformée avec possiblement l’œil crevé.

Distance de tir 15 m

Distance de fuite 33 m

Atteinte double pneumothorax

Lame QAD Exodus.

Un ou deux sangliers seront loupés par les fusils.

Pas d’autre flèche décochées.

Encore une bien belle journée.

08 10 25 st sornin

Les sangliers de La Mothe Achard

Le sanglier de La Mothe Achard

Lundi 29/09

Nous sommes conviés à une battue mixte sur un territoire proche de La Mothe.

C’est un lundi et seul 3 archers ont pu se rendre disponible.

Nous signons le cahier et Dany nous explique le déroulement des deux traques.

La première se fera dans un maïs.

Placé derrière une haie le long d’un chemin parallèle à la voie de chemin de fer.

Une bande de 15 mètres de maïs est déjà coupée. Depuis l’angle j’ai une vue donnant sur les deux côtés.

La meute est lâchée. Je verrais une belle chevrette longer la coupe de maïs et sortir de la traque. Un peu plus tard, un gros renard qui à 23 mètres sortira son museau et c’est ravisé en voyant le gilet orange.

Sur la seconde traque nous sommes placé dans une petite langue de bois.

Dany et Jeff sont proche d’un roncier qui semble habiter.

Pour ma part je suis à l’autre extrémité.

Mes consignes sont claires, je suis en limite de territoire et le voisin et apriori peut compatissant envers les chasseurs.

Je dois donc être vigilant et rester du bon côté du ruisseau.

Début de la traque.

La voix des chiens se fait entendre à l’autre bout mais je reste vigilent. Un mouvement, un petit sanglier arrive dans ce ruisseau à 13 mètres.

La fenêtre de tir est assez étroite et l’animal en ¾ avant. Mon angle de tir permet néanmoins de faire une belle atteinte.

Je décoche mais la flèche se trouve déviée par une petite branche. Le son de l’impact est un peu différent qu’à l’accoutumé.

Je le vois passer en contre haut sur la pelouse du voisin le groin au sol.

Je ne suis pas sur du résultat. Je sonne tout de même l’animal et descend à l’anschuss

La flèche dans le fossé est maculée de sang.

Je remonte sur la plateforme et annonce à la radio sanglier blessé.

Quelques minutes plus tard sur cette même pelouse et par la même sortie un sanglier plus gros s’immobilise pour écouter les chiens qui donnent toujours de la voix dans haut du terrain. Je le distingue bien mais il est largement chez le voisin et de toute façon hors de portée de tir.

Après deux ou trois secondes de pose, il fait un 90 degrés et descend droit sur moi, dans le roncier et s’arrête à nouveau.

Je suis armé et le swing mais la végétation n’autorise pas la décoche. Il traverse le ruisseau et stop pile sous mon arbre. La posture m’interdit de lâcher le tube. Un petit mouvement lui fait faire demi-tour pour s’arrêter à nouveau dans le milieu du cours d’eau, 2 mètres avant l’anschuss du premier.

Je décoche. Ma flèche rentre bien dans les dernières cotes. L’angle est bon.

L’animal fuit dans le sale, Je sonne immédiatement l’animal fléché.

Quelques secondes plus tard le sanglier sort du bois et essuiera 4 tirs loupés.

La traque se poursuis et je verrais encore un très gros sanglier cette fois chassé par la meute qui passera sur la même voie que les deux précédent, sur la pelouse du voisin.

Le chef de ligne passera me demander plus d’informations sur mes deux flèches. il ira me chercher la seconde et sera surpris du fait que la flèche ait pu traverser le sanglier.

La fin de chasse est sonnée. Je plis mon matériel et pars sur la première recherche.

Je serai secondé quelques minutes pars la ligne de fusils (deux archers qui se reconnaitrons).

Dany me rejoindra pour effectuer cette recherche, qui, pour finir ne sera pas concluante.

De retour à la cabane j’apprendrai que mon sanglier a été achevé dans un fossé derrière une route par un piqueux.

Grosse résistance car à l’autopsie, le foie et un poumon seront touchés.

Avec toutes ses péripéties, je n’aurai pas la possibilité de faire quelques clichés.

Pour conclure, ce fût une belle journée mais qui restera tout de même une petite déception pour moi aux vues du résultat final.

Première décoche 13 mètres. Bête rousse de 20 kilos environ. Pas de résultat

Seconde décoche 11 mètres. Laie de 55 kilos environ.

Lame QAD Exodus.

Atteinte foie, poumon.

Distance de fuite 245 mètres

Cela aurai pu être un beau doublé……..

La chevrette du Palais

La chevrette du palais

Déjà le troisième séjour au Palais et toujours rien.

Mais tout de même beaucoup mieux que la saison passée ou il avait été très difficile de voir des animaux tout au long de celle-ci.

Lors du dernier passage j’avais installé une Cam en lisière militaire dans l’angle d’une prairie ou j’avais observé quelques chevreuils.

Dès mon arrivée, à la lecture de la carte, je constate qu’effectivement il y a de la présence mais les horaires de passages ne coïncident pas vraiment avec ceux autorisés à leurs traques.

Le premier soir ne donnera rien, mais la tendance du vent pour la semaine n’est pas favorable au poste aménagé précédemment. Pour l’affût du lendemain je le déplacerai de quelques mètres à l’opposé de la coulée sélectionnée.

Le spot est bien, toujours en lisière mais je vois une partie du champ. J’observerai quelques animaux sortir à l’opposé.

Après murs réflexions, n’ayant pas encore installé mes TS, je prends l’option d’en placer un de ce même côté dans le passage de tracteur qui donne sur la sapinette. J’avais déjà équipé cet arbre trois ans auparavant.

Confortablement assis, je verrais sortir six animaux dans le champ. Je confirme le point de sorti de plusieurs d’entre eux sur la partie boisée. Aucun ne s’approchera suffisamment pour décocher. Heureusement pour moi, rien n’est sorti également de mon poste de la veille comme c’est souvent le cas. Cela m’aurai quand même un peu agacé.

Encore avec des doutes sur la position du TS, je reprends mon saddle pour l’installer proche voir trop proche de la coulée utilisée par les chevreuils, mais je n’ai pas le choix des arbres. Celui-ci se trouve avancé d’un mètre dans la prairie et surtout à bon vent.

Lors de l’installation, je coupe a moitié deux branches pour les laisser pendre face à cette coulée pour me masquer un peu. J’ai un bon visuel sur les deux autres postes.

Affairé sur mon portable à essayer d’envoyer la position de la cabane de chasse du samedi à un adhérent, je ne vois pas sortir deux animaux. Ils sont déjà à une quarantaine de mètre et viandent tranquillement. Après plusieurs minutes, le jeune se rapproche de ma fameuse coulée, mange quelques pousses et s’y engouffre.

La chevrette est restée hors de portée, mais donne des signes d’inquiétude de ne plus voir sa progéniture.

En trois bons elle se retrouve à dix mètres de l’entrée.

La fourche du tronc m’oblige à basculer l’arc de l’autre côté. Je ne suis pas très confortable et dois me décaler encore pour que le Lift soit dégagé des deux branches laissées pour me camoufler.

La prise de visée est rapide car encore un pas et la chevrette sera dans rentrée dans le sale.

La posture n’est toujours pas académique mais le tube est parti.

L’animal accuse l’impact et pénètre dans le bois. J’ai bien vu l’encoche traverser ou je visais

A la jumelle je distingue une belle trace amarante. Tout semble parfait. J’entends marcher derrière moi. C’est certainement le chevrillard.

Je reste une grosse demi-heure de plus perché.

Petite descente en rappel et je suis sur l’anschuss. Effectivement c’est bien une belle piste aux sangs qui passe les barbelés. J’éteints l’encoche et poursuis la piste. La chevrette est allongée quelques mètres plus loin dans la coulée. J’appose la bague et la ramène sous mon saddle et reprends mon poste. Quelques minutes plus tard, une autre chevrette suitée avec un chevrillard encore très petit passera sous mon TS au passage de tracteur.

Aucun brocard ne sortira par la suite.

A la tombé de la nuit je rentrerai et m’occuperai de la venaison.

Le propriétaire des lieux n’étant pas présent, je débiterai correctement l’animal pour l’envelopper dans un linge et le laisser au frais pour le ramener.

Bien à tous.

24 09 25 chevrette du palais

Le brocard d'été de SGLP

Le brocard d’été de SGLP 04/09/25.

De retour d’un séjour au Palais ou le seul prélèvement fût un ragondin, je décide de faire une sortie sur St Gemme.

Les mois défilent et je n’y ai que trop peu été. Le vent souffle assez fort et mon idée première qui est de me percher là où j’avais fait une belle rencontre à 4 mètres semble compromise. De plus le seul arbre susceptible de m’accueillir est à mauvais vent.

Ce sera donc de la billebaude. Les cultures ont évolué avec des maïs passés en labour ce qui évidemment modifie le comportement des capréolus.

Je me gare sur le parking ou la haie et le fossé ont disparue, avalés par un engin agricole.

Équipé léger, je me dirige vers la départementale pour reprendre en enfilade et à bon vent le territoire. Je traverse le triangle de bois ou je voulais me poster, traverse un fossé asséché ainsi qu’un champ de tournesol pour me retrouver sur la piste blanche.

Au fond, la grosse marre aux rags est également dépourvue d’eau. Pas de myocastor non plus.

Je poursuis entre une haie et les cultures pour faire quasiment tout le territoire sans rien voir. Afin d’aborder la friche du bon côté, je fais un détour pour revenir sur le chemin blanc. Avant d’arriver à la barrière je verrais enfin, mais furtivement une chevrette suitée franchir un pas de champs et disparaitre dans une haie.

Passer le virage, je ralenti pour jumeler le champ qui se trouve sur ma droite vers le triangle de bois. Rien, je fais quelques pas et, sorti du passage de champ devant moi, un gros rag se déambule sur la piste venant à ma rencontre. Quinze mètres puis dix, j’encoche le tube spécial rag, car oui j’en ai un dans le carquois, on ne sait jamais. Il continue sa marche et se trouve maintenant à deux mètres. Pourtant en plein milieu du chemin, il ne prête aucune attention à moi, ce qui sera une grave erreur. Presque trop prêt, je décoche et vois le pépère partir avec mon tube. Immédiatement la judo et sur le repose flèche et double l’animal qui essayait de franchir le fossé sec lui aussi malheureusement. Après une petite galère pour le sortir et le laisser à l’abris en vue de le récupérer plus tard, je me dirige enfin vers la friche.

Je la longe en la laissant sur ma droite. Je progresse doucement dans les hautes herbes en regardant les champs sur ma gauche et les rangs de frênes sur ma droite.

A découvert un brocard avec des petits bois fait des cabrioles. Le fossé est trop sale pour que je ne puisse m’y dissimuler discrètement alors je continu seulement masqué par la haie. Je le vois se coucher à une quarantaine de mètres du point ou je serais le plus proche de lui. Je décide de poursuivre tout en regardant sur ma droite. Deux rangées plus loin, une masse rousse sort de la ligne. Un genou à terre, coup de jumelle et bingo, c’est un autre brocard qui s’alimente des jeunes pousses de ronciers. Je suis figé à attendre de savoir ce qu’il va faire. Il se déplace en contre m’obligeant à revenir sur mes pas pour rester à bon vent. Il franchi deux rangs de futaies. Je fais de-même. Il continue sa prospection en s’éloignant. Je vais devoir pour le suivre rentrer dans la friche avec une végétation peu propice à la discrétion. J’arrive tout de même à le suivre mais sans pour autant diminuer les trente mètres qui nous sépare. Une fois à gauche, une fois à droite, il ne sait pas trop ce qu’il veut et pour finir il revient sur ces pas. Je franchi une rangée et reste caché derrière un roncier plus serré. C’est un jeu de cache-cache.

A pas de loup, et avec un silence surprenant je parviens à avancer. Au détour du roncier, le fantôme a disparu. Pas possible, je l’aurais entendu aboyer s’il se doutait de quelques choses ou tout au moins bondir. Non, il est là couché dans l’herbe, seule la tête dépassant des herbes jaunies.

Posté à genoux, une longue attente débute. Une bonne vingtaine pour être plus précis. Les genoux plantés au sol commencent à être douloureux et surtout la clarté s’estompe.

Le pin’s ne va pas tarder à disparaitre dans le housing.

Lui, toujours paisible, seulement préoccupé à chasser les moustiques en remuant les oreilles alors que moi je suis dans l’obligation de les supporter.

Enfin un peu d’affolement. Ayant eu le temp de me faire quelques scénarios et télémétrer la zone, je suis prêt.

Il se lève, s’ébroue et s’oriente pour s’éloigner. Il est de 3/4 arrière bien prononcé ce qui me permet d’armer sans attirer l’attention. Il se décale pour m’ouvrir un peu l’angle passe derrière deux petits troncs et s’immobilise. Le tube a déjà quitté le RF, l’encoche lumineuse disparue un instant sur le point visé et j’entends un ploock plutôt sourd. Sans un bruit le brocard quitte la zone en courant. Assez serein sur la suite des évènements, je me dirige à l’anschuss puis sur ma flèche.

Les empennages ont bien changé de couleurs et surtout, pas d’odeur de panse. En revanche aucune trace du méfait sur le point du tir.

Je pose le VXR et retourne au Van récupérer mon sac, la lampe et la bague.

De nouveau sur zone, je commence les recherches et là, grand moment de solitude. Les indices sont excessivement rares. Les yeux rivés sur la végétation à chercher la moindre petite éclaboussure. Je commence à déchanter et repense au récit qu’Olivier nous a narrer.

Quelques gouttes sont visibles, mais de façon sporadique, puis un peu plus et maintenant plus rien.

Je passerais plus d’une heure pour ne faire qu’une petite centaine de mètre.

J’effectue une recherche escargot et dans le faisceau lumineux, deux yeux. J’essais de vérifier avec les jumelles s’il s’agit du même animal mais en vain. L’animal se dérobe sans aboyer, me laissant supposer qu’il s’agit d’un animal blessé.

Je retourne à l’anschuss récupère mes affaires, et rentrer. Je téléphone au président pour l’informer de la situation puis compose trois numéros pour contacter un conducteur de chien de rouge. Je resterais sans réponse.

La nuit fût assez courte………

Réveil sept heure, je me prépare. Dehors une petite bruine, ce qui ne va pas m’aider pour la recherche.

Je décide de reprendre la partie de friche plus sale ou l’animal vu la veille s’est éclipsé. Progressant lentement, je lève un chevreuil à une dizaine de mètres mais sans pouvoir l’identifier. J’espère que ce n’est pas mon broc.

Rien d’autre, je reprends la piste au sang de l’anschuss en suivant les bandelettes fluos et confirmant avec les gouttes de sangs toujours visible. J’arrive au même point.

Je traque les indices en élargissant les cercles. Prends la rangée en enfilade.

Là, il est là dans une bande de repousse. Je m’approche doucement et regarde sa cage thoracique qui reste inexorablement immobile.

Un cri de joie et de soulagement résonne dans la parcelle. Il est là depuis hier soir c’est sûr, et l’animal non identifié la veille m’a induit dans un mauvais raisonnement. J’aurai dû le trouver. Je suis certainement passé tout proche.

Finalement, il n’aura parcouru que 91 mètres.

Quelques photos et direction la cabane de chasse pour m’occuper de lui.

Poids 25 kilos (environ)

Atteinte pointe du foie et un poumon. L’entrée et devant l’avant dernière côte flanc gauche et ressort plus devant flanc droit mais plus haute. Presque sous colonne.

Pour ceux qui savent….

Venaison en cours de traitement ;)

COMPIL SGLP 04/09

Le Sangliers des Arpents

Sanglier des Arpents 20/09/25

Ce matin c’était le début de saison.

Pour cette première sortie ce sera une invitation sur le territoire de Guillaume.

Les 5 archers prévus étaient présents pour 08h00 malgré un rond initialement programmé à 07h00.

Merci au président pour cette petite heure de repos supplémentaire. Pour les personnes qui arrivent de loin ce n’est pas du luxe.

Les consignes étaient déjà données et les lignes déterminées.

Nous nous retrouvons donc entre archers pour établir notre plan d’attaque.

Malheureusement pour nous, une légère incompréhension dans la disposition des lignes nous a obligée à modifier notre stratégie.

Nous serons toujours au milieu des bois mais disposé entre la plantation de sapin enroncé et une futaie. Six postes sur une même longueur, chacun s’arrêtant ou bon lui semble.

Distant de 25 mètres entre mes deux voisins, Je décide de prendre un peu du recul en rentrant plus avant dans la futaie beaucoup plus claire. Je m’éloigne de la zone de remise ou les animaux risquent de tourner mais je ne suis pas fane des gilets orange dans mon champ de vision.

L’arbre choisi est accueillant et me donne une vision correcte à 360°.

Quelques coups de sécateur et me voilà prêt.

La sonnerie de début de traque retentie et déjà les chiens donnent de la voix.

Tous se passe dans le sorgo et la sapinette comme prévu. Les sangliers sont en nombre mais refusent les lignes.

Des détonations resonnent tout de même. La radio crépite, mais c’est assez confus. Puis plus prêt, une corne annonce un animal blessé. La radio confirme, et c’est un archer.

Quelques minutes s’écoulent et dans les cris des chiens encore dans les sapins un bruit sourd me parvient dans la direction de Nico. Je pivote légèrement sur ma plateforme et me prépare. Je distingue arrivant sur ma position, un animal. J’identifie un sanglier avec un tube dans le cuissot.

L’animal est toujours à la course et je n’ai pas le réflexe de le siffler pour essayer de l’arrêter. L’animal est blessé donc je ne me pose pas de question.

Je le swing et lâche ma flèche. Le sanglier accuse le coup en s’affaissant encore du postérieur.

Je sais déjà que je suis trop derrière également. Encore dans mon analyse je ne percute pas qu’il a ralenti et que je pouvais le doubler.

Trop tard, il est trop loin maintenant……..

C’est le début de saison, il faut reprendre les bonnes habitudes.

Entre temps Nico a sonné sa flèche et annoncé à la radio que l’animal est parti avec le tube, car une vingtaine de chien sont maintenant sur sa voie.

Je jumelle à mon anschuss pour lire la flèche à distance. Elle a bien traversée la bête mais je ne sais pas trop où.

Les quiproquos se poursuivent sur les ondes et enfin un piqueux retrouve la meute qui est au ferme sur notre sus scofa qui serra servit.

La radio crépite encore, il semblerait que deux animaux soient blessés.

La fin de battue est annoncée.  Je déséquipe mon arbre et retrouve Nico qui m’attends à ma flèche 7 mètres plus bas. Nous échangeons quelques explications et prenons la piste aux sangs qui est assez simple à suivre jusqu’à l’animal mort.

Nous nous retrouvons tous les quatre à la barrière en attendant le retour de Guillaume afin de récupérer la bague. Enfin au complet et le matériel déposé, nous parcourons les quelques mètres pour revenir au sanglier.

Ce sera une mise en œuvre du prototype de corde de transport de Jeff pour trainer la bête.

Plutôt efficace mais encore perfectible.

Je resterai à la cabane pour m’occuper de la carcasse pendant que le reste de l’équipe retournera sur site pour débuter une recherche sur le premier animal fléché.

Comme analyser, la lame de Nico est restée figée dans le fémur gauche.

Mon atteinte ne sera guère mieux car quasiment symétrique mais elle sectionnera une grosse veine causant une grosse hémorragie.

Deux vilaines flèches tirées sur un animal en mouvement et qui n’auront pas atteint de zone vitale, prouvant une fois de plus, l’inefficacité de ses décoches hasardeuses.

La chance aura tout de même permis le prélèvement de cette laie de 66 kilos.

Cinq sangliers était au tableau

Une recherche sera organisée pour les deux autres animaux.

20 09 25 les arpents

BATTUE A ST SORNIN

Battue de St Sornin 27/08/25

Ce matin une battue mixte était organisée sur le territoire de saint Sornin. 

Il s’agit d’une chasse aux sangliers qui s’emblent s’être cantonnés dans des parcelles de maïs généralement pas chassées. 

La présence de 5 archers était requise.

Les consignes sont données.

Autonome pour les placements dans les deux traques généralement chassées, ce matin c’était un peu plus compliqué.

Les archers sont séparés et dispatchés dans les lignes.

J’embarque Dany au passage et nous suivons notre responsable du jour. Arrivé au point de stationnement nous écoutons les consignes de celui-ci qui nous donne nos emplacements. Nous serons dos à une haie derrière la route. Face à nous un champ dépourvu de toute végétation.

Autant dire …………

Après une petite explication il nous laisse Dany et moi nous enfoncer dans le petit bois d’une ancienne carrière.

Beaucoup mieux.

Nous rentrons tous les deux dans le bois qui est assez sale. Dany décide de contourner le plan d’eau tandis que je reviendrais un peu sur le champ de maïs. La progression est compliquée avec une végétation serrer. Je trouve une petite coulée que j’essaie de suivre et

arrive sur une zone un peu plus claire avec quelques arbres pouvant m’accueillir.

J’en choisi un qui me permet de gérer quelques coulées. Je suis un peu revenu sur mes pas et me retrouve à une quinzaine de mètres de la route.

Je m’installe à quatre mètres ce qui me donne un champ de vision plus important.

Le début de battue est sonné. On entend la meute mais très loin.

Quatre détonations se font échos ainsi qu’une sonnerie.

La chasse se poursuit.

Des pas resonne dans le sous-bois.

Une chevrette suitée viendra s’arrêter sous mon arbre avant de traverser la route.

Les minutes s’égrènent. Dans le roncier devant moi j’entends grommeler et vois la végétation s’agiter. Quelques minutes s’écoulent encore lorsqu’arrive sur le côté droit deux animaux d’une quarantaine de kilos.

Ils s’immobilisent puis repartent en écoutant. J’aligne le premier qui est maintenant à quinze mètres mais la zone vitale n’est pas suffisamment dégagée. Je bascule sur le second qui est arrêté également. Mais au moment de presser la détente celui-ci reprend sa marche m’interdisant la décoche. Je swing à nouveau sur le premier qui est déjà sous la végétation et donc pas tirable non plus. Ce changement de « cible » me fait perdre l’opportunité sur les deux animaux qui ont tous deux disparus. Je suis dépité, persuadé d’avoir mangé la feuille.

Du coin de l’œil je perçois un mouvement. Un retardataire arrive sur la même coulée. Cette fois ci pas de question à se poser puisqu’il est seul. Il s’immobilise sous mon affût à 7 mètres, le pin’s est déjà derrière son épaule et le pousse a pressé la détente.

A l’impact un couinement résonne dans le bois et une tache amarante apparait sur son flanc. Le sanglier part au gallot dans la direction de ses congénères mais sa course s’arrêtera 20 mètres plus loin avec son dernier souffle.

J’attends quelques secondes avant de prendre ma corne et sonner les quatre coup taillautés. La sonnerie est répercutée et j’entends sur la ligne un affolement au talky.

La fin de battue est sonnée sitôt mon annonce effectuée car le plan de chasse du jour est terminé.

Nico et Tom auraient peut-être eu l’occasion quelques secondes après.

Descendue de mon perchoir pour analyser mon tube, j’y remonte pour démonter le saddle.

Quelques carabiniers curieux s’enfoncent dans le bois pour venir voir le prélèvement. La piste au sang est facile à suivre

Dany avec son nez fin avait déjà humé la présence des Sus Scrofa en allant à son poste et Jeff vu une bête rousse sortir de la traque en arrivant à son poste.

Retour à la cabane pour participer à la découpe.

Une belle matinée avec une trentaine de fusils et les 5 archers

4 cartouches tirées 

1 flèche décochée (atteinte un poumon et cœur)

3 animaux prélevés 

27 08 25 St Sornin

Message de Pierre : Brocard d'été de St Christophe du 26/08/2025

Avant hier soir, je rentre de mon tour de chasse "observation" voir si je voyais des brocards adultes dans les environs. Ils se font discrets. "RAS" . Du coup, je rentre. Sur le retour j'aperçois ce brocard. Je me dis que j'irai voir ça demain (hier quoi) . Le Matin, en route pour là-bas pour me préparer un poste. Gros brouillard. Bon bref, je me prépare un poste dans un arbre pour me placer en saddle.
Le soir, j'arrive 1 bonne heure avant pour me préparer comme il faut.
Je grimpe et je suis tip top moumoute
Il a juste un endroit, s'il passe où ça va être chaud, c'est un endroit à l'opposé de moi dans mon dos et c'est entre de la végétation que je n'ai pas pu coupé. Il y a juste une toute petite fenêtre d'environ 20 cm de diamètre à 15 ou 17 mètres. Bon voilà. Me voilà à attendre et pendant que je me préparai, je tourne la tête à droite et je vois une chevrette que s'était couchée à peu près à 15 mètres de moi sans que je me rendes compte. Je regarde l'heure et je me dis : il reste encore à peu près une demi-heure avant qu'il arrive. Mais bon, quand tout un coup, j'aperçois de l'autre côté de la route dans le maïs, le brocard. Oh p*****, je regarde dans quelle direction il va et forcément, il prend la mauvaise direction. Il va passer dans mon dos là où c'est compliqué. Bon, j'ai encore une dizaine de secondes pour me préparer. Je me retourne, je le vois, il arrive, j'arme, il passe pile poil à la fenêtre, je tire. La flèche est déjà partie. Je le vois courrir avec ma flèche mais quasi entière. Il tombe au bout de 5 m. Se relève, la flèche est tombée et je le vois rentrer dans la buisson. Je descends doucement, je range mon matos en attendant sans faire de bruit tranquillement puis je vais voir ma flèche. Bon, elle est cassée en deux et pas mal de sang partout. Je vais aller ranger ça à ma voiture et revenir après une trentaine de minutes. Je suis ensuite aller voir ce brocard, pas la peine de chercher loin il est bien là. Je le tire du petit trou où il s'est caché. Mise en place de la bague, des jolies feuilles de chêne pour les honneurs, petit moment de recueillement suivi de photos?. Du coup, la flèche a cassé et traversé l'omoplate et puis deux cotes de chaque côté. Voilà pourquoi elle est restée entravée . Double poumon plus crâne cassé + 30 m de fuite.

20250826 pierreSuper content !

Pierre RD